UN AVENIR POUR LA SNCF

Alors qu’une panne a paralysé ce matin la gare Paris-Saint-Lazare et a entraîné d’importantes perturbations sur le réseau, je me félicite du vote de la réforme ferroviaire par le Parlement cette semaine.

Un texte attendu pour investir à nouveau massivement et moderniser un réseau vieillissant qui n’est plus en mesure de répondre aux besoins croissants de déplacements de nos usagers, en toute sécurité, comme nous le constatons encore cruellement aujourd’hui. Ce sont 10 millions qui seront investis chaque jour pendant 10 ans et on peut compter sur 200 millions d’euros supplémentaires à compter de 2022. Ce qu’il faut a minima pour répondre aux enjeux qui sont les nôtres.

 

En effet, après une longue phase de concertation avec l’ensemble des parties prenantes à travers un débat parlementaire exigeant et constructif, le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire a été adopté lundi en commission mixte paritaire par une large majorité de députés et sénateurs (12 voix sur 14).

Un vote qui conforte la nécessité de cette réforme pour préparer l’avenir de la SNCF, confirme l’excellent travail mené pour améliorer le texte proposé par le gouvernement et marque le consensus trouvé autour des grandes lignes d’un texte ambitieux, équilibré et juste.

 

Ambitieux, car il va nous permettre de préparer sereinement l’ouverture à la concurrence, qui se fera de façon progressive et avec une garantie d’autonomie. L’inscription de l’incessibilité du capital SNCF dans le texte permet aussi de garantir que le groupe ne sera pas privatisé. Plus encore, le nouveau cadre financier et le passage en Société Anonyme nous apporteront de meilleures marges de manœuvre pour l’investissement attendu.

Équilibré, grâce au changement de gouvernance de SNCF, où Réseau gardera le monopole sur la gestion de l’infrastructure et sera indépendante vis-à-vis de tous les opérateurs. Le rattachement de Gares & Connexions à notre entité permettra par ailleurs de regrouper tous les actifs sous la responsabilité d’un véritable chef de gare, ainsi que de multiples améliorations organisationnelles et décisionnelles.

Juste, enfin, pour la large place donnée au volet social dans le texte, protégeant les cheminots ainsi que leurs garanties. C’est notamment le maintien du statut de cheminot pour les équipes actuelles ; c’est aussi l’extension des conditions de transfert des salariés aux organismes concurrents, avec la mise en avant du volontariat pour leur départ.

 

Alors que nos équipes sont plus que jamais mobilisées sur le terrain pour assurer le meilleur service à tous nos usagers, avec toutes les garanties de sécurité, j’espère que celles et ceux qui doutaient encore de l’utilité de cette réforme sont désormais convaincus de son impérieuse nécessité.